Dimanche 26 juin 2011
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le Viagra est un médicament de prescription. Ces indications sont précises : ce traitement oral, premier du jour, très simple à mettre en oeuvre, est destiné aux patients qui souffrent d'un
dysfonctionnement érectile. Dans la série « qui peut le plus, peut le moins », il est terriblement tentant de ne pas réserver l'action du sildenafil au cas grave. Outre-Atlantique, à bon nombre
de prescripteurs ont sauté le pas, en dépit des mises en garde des laboratoires Pfizer. Les acheteurs de Viagra ont tous de suite débordée le cadre que c'est l'inventeur avait fixé.
Chacun mesure son impuissance à l'homme de sa curiosité. Au fil des mois, les demandes se sont révélées diverses et contrastées. Ce qui nous autorise aujourd'hui à établir, sans préjuger de
l'avenir, petite typologie prévisionnelle des consommateurs de Viagra. Sur prescription et surtout, hors de toute prescription.
Voici les portraits de quelques amateurs, plus ou moins éclairé, de Viagra.
L'obstiné. Vous aurez beau lui seriner que le Viagra est un médicament destiné à soigner des personnes atteintes dans leur chair et non à lui donner un confort sexuel, rien n'y fera. C'est un
consommateur gastronome, sûr de son bon droit. Il a tout lu, tout compris. Du moins le croit-il. Si le Viagra est mis sur le marché rien ne pourra l'empêcher goûter. Son sens critique l'aveugle.
Pour un peu il deviendrait même légèrement paranoïaque : il trouve vos conseils de prudence très louche. Plus vous le mettez en garde, plus il est persuadé que vous complotez l'empêcher de
bénéficier des dernières avancées de la science, de goûter un sommet de l'extase amoureuse. Il trouve le médicament un peu cher, mais il voudra vous pouvait qu'il peut encore s'offrir ce qu'il y
a de meilleur. Il revendique haut et fort son droit à la dégustation, sa liberté de consommer à outrance. Son Viagra et sa femme.
Le curieux. Il synthétise à lui seul la quintessence de l'esprit français. Il adore la nouveauté et a dû reste suite compris qu'il tient là un sujet en or. Un thème qui a d'abord aidé chômera de
sa conversation en société. Au haut, au bistrot, autour du barbecue du dimanche et dès que les enfants sont couchés, il enquête, prodigieusement intéressé. Son opinion est faite. Il faut essayer
au moins une fois, pour s'amuser. Il va préparer l'expérience avec tout le sérieux de Pascal escaladant le puy de dôme, une éprouvette de mercure à la main, pour prouver que la nature a horreur
du vide. Ça gentil et rougissante moitié au rabot essayé de le faire taire, on peut qu'on tait sur lui pour obtenir un reportage c'est quand circonstancié de l'opération. Il a beau fanfaronner,
on voit bien qu'il s'est fait un peu peur. C'est elle, d'ailleurs, qui aura le dernier mot en lui rappelant tendrement qu'avec ou sans Viagra, ce qui compte, c'est qu'elle l'aime. Point final.
L'éclopé. Les ratés, des difficultés sexuelles, il connaît. Jusqu'ici, il préférait ne pas trop en parler. Même à son médecin, qui, la seule fois où ils ont abordé le sujet, il a suggéré de se
détendre. Et pourquoi pas d'aller voir une prostituée pour réveiller sa libido endormie ? Quelle drôle d'idée ! C'est vrai qu'avec sa femme l'amour est devenu une routine un peu ennuyeuse. C'est
sa faute, il le sait. Elle se prête gentiment à ses désirs, mais il non à plus beaucoup, de désir. Il se décourage tout de suite. À force, les moments de pannes sont devenus plus nombreux que les
moments de gloire. Il se sent fatigué, déprimé. Pas glorieux. Sous. Pour lui, le Viagra sera la dernière planche de salut. Si ça ne marche pas, il préfère ne pas y penser. Sur, il aura du mal à
s'en remettre.
Le frénétique. Pour lui, tout va bien, merci. Les femmes défilent dans sa vie, plus jolies les unes que les autres. Beaucoup de femmes. Il a les moyens de ses ambitions. Parfois, il se dit qu'il
faudra se fixer, en choisir une et la garder. Il n'aime pas les femmes soumises, mais il adore les soumettre. Il est le mal par excellence. Sûr de lui, dominateur, il s'est joué la tendresse et
l'autorité. Sa mère l'ami en garde : c'est lui ou elle. S'il ne s'impose pas, il souffrira. Il ne veut surtout pas souffrir. Je la vie est belle, mais il voit les années du filet entre les doigts
à toute allure. Viagra, il essaiera pour voir. Il ne va pas laisser échapper une occasion pareille. Il ne dira rien à sa partenaire du moment quand il prendra la pilule bleue. Elle aura une
sacrée surprise. Il étudie son agenda : il paraît que l'effet du Viagra se fait sentir pendant 4:00. Sur sa lancée, il doit pouvoir donner rendez-vous à plusieurs femmes sucer. Un sentiment de
puissance inouïe l'envahit à la seule idée du pouvoir que ce médicament va lui donner. Une seule chose me turlupine : il a peur de ne plus pouvoir s'en passer.
L'impuissant. Après tout, le Père Noël existe et il est américain. Depuis cette année noire où il s'était retrouvé au chômage, était allé de travers. Le vide subit de sa vie après des années de
stress quotidien. Les 25 kg pris en deux ans. Les menaces à peine voilées de sa femme qui, à un moment donné, parler de divorce tous les matins au petit déjeuner. Sa fille, parti en claquant la
porte, qui n'a plus donné de nouvelles. Il avait remonté la pente, Nice sa libido était resté dans le lac. Le médecin lui avait bien parlé d'un traitement efficace, mais il s'agissait de piqûres.
Et pas n'importe quelles piqûres ! Imaginez, piqué tout droit avec la seringue dans les corps caverneux, c'est-à-dire dans le vif de la dette, quelques minutes seulement avant de passer à la ! Le
cul l'amour absolu. Lui qui avait sainte frousse des piqûres, il n'avait même pas voulu essayer. Avec les Viagra, tout est rentré dans l'ordre. Il a de la chance. Il fait parti des 70 % de ceux
pour qui « ça marche ». Du coup, ils partent en croisière étaient prochains avec sa femme. Une seconde lune de miel. Quand il y pense, elle a été patient. Mais il ne faudrait pas qu'elle lui
empoisonne la vie avec sa jalousie. a plus qu'une crainte : qu'il la quitte pour une autre, plus jeune. Quelle idée !